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Gratuit du crdit: Correspondance de Frdric Bastiat avec Pierre-Joseph Proudhon

SKU: 9782322269976

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Gratuit du crdit: Correspondance de Frdric Bastiat avec Pierre-Joseph Proudhon, University of Lubljana, 9782322269976

Description

La brochure Capital et Rente avait fait une certaine impression sur les classes ouvrires, qui l’auteur s’adressait, et produit une scission dans certaine portion du socialisme. La Voix du Peuple jugea donc ncessaire de combattre cet crit. — Au premier article de M. Chev, Bastiat fit demander la permission de rpondre et l’obtint. Mais il fut prvenu que, pour la continuation de la discussion, M. Proudhon se substituait M. Chev. Les rpliques se succdrent peu prs de semaine en semaine jusqu’ la treizime lettre, dans laquelle M. Proudhon dclara le dbat clos. Il fit de la collection des treize lettres un volume sous ce titre : Intrt et Principal. Bastiat, usant de son droit, publia de son ct la mme collection, augmente d’une quatorzime lettre, et lui donna pour titre : Gratuit du crdit. Quelques personnes ont trouv excessive la patience de Bastiat pendant le cours de cette discussion. Ce paragraphe et le prcdent motivent parfaitement son attitude. Il attachait un grand prix faire pntrer, parmi les ouvriers, quelques vrits salutaires, l’aide mme de la Voix du Peuple. Ce rsultat, il fut encourag bientt s’applaudir de l’avoir poursuivi. Un matin, peu de jours avant la clture du dbat, il reut la visite de trois ouvriers, dlgus d’un certain nombre de leurs camarades qui s’taient rangs sous la bannire du Crdit gratuit. Ces ouvriers venaient le remercier de ses bonnes intentions, de ses efforts pour les clairer sur une question importante. Ils n’taient point convertis la lgitimit et l’utilit de l’intrt ; mais leur foi dans le principe contraire tait fort branle et ne tenait plus qu’ leurs vives sympathies pour M. Proudhon. Il nous veut beaucoup de bien, M. Proudhon, disaient-ils, et nous lui devons une grande reconnaissance. C’est dommage qu’il aille souvent chercher des mots et des phrases si difficiles comprendre. Finalement, ils mirent le voeu que MM. Bastiat et Proudhon pussent se mettre d’accord, et se dclarrent prts accepter les yeux ferms une solution quelconque, si elle tait propose de concert par l’un et l’autre. Frdric Bastiat, n le 30 juin 1801 Bayonne et mort le 24 dcembre 1850 Rome, est un conomiste, homme politique et magistrat franais. Rattach l’cole librale franaise, il est entr tardivement dans le dbat public, il marque la France du milieu du xixe sicle en prenant part aux dbats conomiques : il collabore rgulirement au Journal des conomistes et entretient une polmique virulente avec Proudhon. lu l’Assemble, il participe la vie politique franaise en votant tantt avec la gauche, tantt avec la droite. Il dveloppe une pense librale, caractrise par la dfense du libre-change ou de la concurrence et l’opposition au socialisme et au colonialisme. Il est considr comme un prcurseur de l’cole autrichienne d’conomie et de l’cole des choix publics. Au xxe sicle, il est abondamment cit par le courant minarchiste. Tomb dans un oubli relatif en France, il bnficie en revanche d’une renomme internationale, en particulier grce ses Harmonies conomiques.Dans une lettre Alphonse de LamartineNote 5, il se range sous la bannire de l’cole conomiste ou librale, aux cts d’Adam Smith, David Ricardo, Thomas Malthus, John Stuart Mill, Thomas Jefferson, Jeremy Bentham, Nassau William Senior, Richard Cobden, George Thompson, William Huskisson, Robert Peel, Destutt de Tracy, Jean-Baptiste Say, Charles Comte, Charles Dunoyer, Joseph Droz. Frdric Bastiat mentionne d’ailleurs rgulirement Adam Smith et Jean-Baptiste Say, comme les conomistes qui ont nourri sa pense, bien qu’il soit trs critique l’gard de leurs thories de la valeur et des consquences qui en dcoulent. Plus proches de lui, il cite galement, maintes reprises, Charles Comte et Charles Dunoyer (les fondateurs du journal le Censeur) sur lesquels il ne tarit pas d’loges. Frdric Bastiat sera galement influenc par Henry Charles Carey sur les questions de rente foncire. Carey accusera l’auteur des Harmonies conomiques, d’avoir plagi son ouvrage Harmonies des intrts, accusation dont Bastiat se dfend dans une lettre adresse au Journal des conomistes. l’instar de Carey, Bastiat se montrera critique envers la thorie de la rente foncire de David Ricardo qui procde, selon Bastiat, de sa thorie errone de la valeur.

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